onedaytheworld

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Archive pour novembre, 2005

De l’origine du titre de ce blog

Pourquoi onedaytheworld? tout simplement à cause de Eels.
Un jour où il était très en forme, Nietzche a dit: “Sans musique, la vie serait une erreur”. Ok, ce disque n’est pas récent, mais bon que voulez-vous, les coups de coeur sont intemporels, c’est ainsi. Et cette galette est là pour le confirmer.

L’opus est l’oeuvre de Mark Olivier Everett, dit E, californien lunetteux et autodidacte particulièrement tourmenté. Ce disque raconte l’amère réalité - drogue, frustration, pervertion, suffisance - enfouie sous le soleil aveuglant et les palmiers arrogants de Los Angeles à travers 13 titres qui sont autant de chroniques d’une Amérique déclinante.

A la première écoute, l’album est plaisant, et même accrocheur notamment avec le titre “Novocaine For The Soul” qui fut un tube en son temps. Mais le bougre n’est pas du genre facile, n’est pas formaté pour l’oreille enguimauvée de l’auditeur popstariste: c’est après une bonne dizaine de passages dans la platine qu’on se rend compte qu’on ne va plus pouvoir s’en passer!

Lorsque la platine s’arrête, c’est à chaque fois une autre des ritournelles lancinantes concoctées par E qui vous reste en tête, qui vous imprègne et s’impose à vous. Il y a tout d’abord le chant: la voix est faussement joyeuse, rauque mais enfantine. C’est une voix humble, à l’exact opposé de l’insipide fadeur que voudraient nous faire avaler les émissions télévisuelles du samedi soir. Il y a ici la douleur, ressentie, vécue, transmise, le cynisme, protecteur, l’ironie, salvatrice. Viennent ensuite les arpèges brouillés, flottements saturés, et les notes légères d’un innocent petit piano pour enfants. Ca y est le tourbillon vous a emporté. C’est que les perles y sont nombreuses: le shrekien et entrainant “My Beloved Monster”, l’amer “Not Ready Yet”, ou encore les bouleversants “Flower” et “Manchild”.

A la fin du disque, vous vous retrouvez changé, plus léger et plus triste, plus joyeux et plus humble, dans un état mitigé et confus, dans ce que j’appelerai un état de non-achevement: votre seule envie est alors d’appuyer sur play à nouveau. Ne vous gênez surtout pas !

Le titre de ce blog est tout simplement tiré de la chanson éponyme: “One day the world will be ready for you and wonder how they didn’t see”

A plusieurs reprises, E a donné suite à ce sommet sonore, sans cependant jamais atteindre l’intensité émotionnelle de “Beautiful Freak”. Les chef d’oeuvres sont uniques, dit-on.

J’espère vous avoir donner envie de jeter une oreille sur cet album majestueux qui reste à ce jour un de mes favoris. Finalement, l’erreur dont parlait Nietzche pourrait bien être de passer à coté. Bon, je vous laisse là, je retourne m’injecter cette douce novocaine pour l’esprit.

EELS - Beautiful Freak (1994) @ Dreamworks Records

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  • Ayé j’ai ma place !! :)
    Apparement le concert était complet en Fnac, Virgin et Carrouf’, j’ai réussi à en chopper une sur le site de la fnac avec pas mal de chance: le jour d’après Math’ n’a pas pu qu’en topper une sur deux !! Bref j’ai hâte d’y être: ils déchirent tous sur scène d’après ce qu’on dit !!

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  • La mamma morta - Maria Callas

    opéra poignant. je l’ai entendu hier dans “Philadelphia” La mama morta par La Callas
    The opera is Umberto Giordano’s drama of the French Revolution Andrea Chénier;
    Callas is singing Maddalena’s aria “La mama morta”

    My mother is dying
    Close to the door to my room
    While dying, she saved me!…
    Then, in the dead of night
    I left with Bersi.
    And in the distance,
    Flames leapt up behind us;
    Fierce tongues of fire set all the sky aglow,
    Lighting our path.
    My home, my beloved home,
    Was burnt to ashes.
    I was alone.
    I had no shelter.
    What hunger! What misery!
    What need! What danger!
    Then I fell ill and Bersi, poor faithful creature,
    She would not leave me;
    She bartered her beauty to keep me alive.
    I bring misfortune even to those
    Who love me.
    It so happened in that pain
    That my poor heart awoke to love.
    In a voice of soft compassion he murmured:
    And yet you live!
    In my eyes is your heaven!
    You are not alone.
    Thy tears of despair I will banish.
    I am beside you,
    To guide your faltering footsteps.
    Smile and hope!
    For Love itself am I! (I AM love!)
    Though thy path be dark with terror,
    Take heart!
    I am the divine!
    I am oblivion!
    I am God.
    Raise your eyes and behold me;
    I come to thee from out of the vault of heaven above,
    Making earth a paradise.
    I am love!
    And the angel hovered near me,
    And kissed me with the cold kiss of death.
    This worthless body is my body!
    Take it wherever you will,
    For I am dead already.

    et en italien :

    Maria Callas
    La Mama Morta
    by Umberto Giordano

    La mamma morta m’hanno
    alla porta della stanza mia;
    Moriva e mi salvava!
    poi a notte alta
    io con Bersi errava,
    quando ad un tratto
    un livido bagliore guizza
    e rischiara innanzi a’ passi miei
    la cupa via!
    Guardo!
    Bruciava il loco di mia culla!
    Così fui sola!
    E intorno il nulla!
    Fame e miseria!
    Il bisogno, il periglio!
    Caddi malata,
    e Bersi, buona e pura,
    di sua bellezza ha fatto un mercato,
    un contratto per me!
    Porto sventura a chi bene mi vuole!
    Fu in quel dolore
    che a me venne l’amor!
    Voce piena d’armonia e dice:
    “Vivi ancora! Io son la vita!
    Ne’ miei occhi è il tuo cielo!
    Tu non sei sola!
    Le lacrime tue io le raccolgo!
    Io sto sul tuo cammino e ti sorreggo!
    Sorridi e spera! Io son l’amore!
    Tutto intorno è sangue e fango?
    Io son divino! Io son l’oblio!
    Io sono il dio che sovra il mondo
    scendo da l’empireo, fa della terra
    un ciel! Ah!
    Io son l’amore, io son l’amor, l’amor”
    E l’angelo si accosta, bacia, e vi bacia la morte!
    Corpo di moribonda è il corpo mio.
    Prendilo dunque.
    Io son già morta cosa!

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  • Classé sous: Musique
  • Vous connaissez surement le premier album des mythiques Rage Against The Machine.

    La pochette de l’album est la photo d’un moine bouddhiste, Thich Quang Duc. Ce dernier s’immola le 11 juin 1963, dans une des rues principales de Saïgon, au Vietnam, pour protester contre la dictature de Ngo Dinh Diem, installé au pouvoir par les américains.

    Et bien grande fut ma surprise quand, visitant Hué, ancienne ville impériale vietnamienne, je suis tombé, sur ça:

    Ce n’est autre que la voiture qui apparaît derrière le moine sur la photo. D’ailleurs, derrière le pare-brise est affiché la photo qui est maintenant illustre :

    Cette voiture se trouve dans une sorte d’étable, dans le monastère situé juste derrière la pagode Thiên Mu appelée également Pagode de la Dame Céleste

     

    la pagode en question

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  • Classé sous: Musique
  • Patrice

    Non, ce n’est pas le patrice de la star ac ni le prénom d’un joueur de foot. C’est un musicien allemand qui casse tout. Je cite ici soul boogalo, blog sur la soul, car je partage totalement ce qui y est exprimé:

    cet album est une tuerie, quelle que soit la case dans laquelle on voudrait le ranger…
    Je découvre à vrai dire cet artiste, qui mêle de funk ses compos souvent teintées de ragga ou de reggae, voire de rockststeady bien roots… Pour situer, ça sonne parfois un peu comme du Finley Quaye…
    Chaque morceau de l’album est une perle, avec au départ de petites mélodies qui restent vrillées dans l’esprit, et qui dévoilent la subtilité de leurs arrangements au fil des écoutes…
    Précipitez-vous pour découvrir le sieur Patrice, moi, de mon côté, je vais me ruer vers ses précédents opus!

    Je n’y connais rien en soul/rocksteady etc mais putain ce son tue, il est vivant, énergisant, diablement contaminant !!

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